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Symptômes neuro-psy : un médecin psychiatre explique

La borréliose et ses symptômes neuro-psychiatriques

Squelette_de_la_tete_Homme.jpgDans cet exercice difficile de l’article de synthèse, le Dr M. Lorenz, médecin neuro-psychiatre, parvient en quelques pages à décrire à la fois la difficulté du diagnostic et les raisons pour lesquelles il est nécessaire de se pencher sur le terrain du patient de manière pluridisciplinaire. L’article paru en 2009 sur le site de la Liz, Ligue Suisse contre la borréliose, a été traduit en avril 2010 en français.


Le Dr Lorenz explique comment la maladie peut ne pas apparaître dans les prélèvements du LCR (liquide céphalo rachidien) [1] malgré une kyrielle de symptômes dont syndromes névralgques, paralysie faciale, syndrome du canal carpien. La ponction lombaire donne peu de preuves de positivité malgré la réalité de la neuroborréliose.
A cela s’ajoute la symptomatologie très variée des patients, les symptômes typiques mais cependant non identiques chez chacun d’eux, l’évolution variable de la maladie, "qui dépassent nettement le cadre d’une symptomatologie de troubles de somatisation ou de pure dépression".
Elle dévoile aussi comment le tableau nosographique peut être complexe et diversifié. Elle montre bien l’impasse dans laquelle se retrouve le praticien. La neuroborréliose n’est pas faite pour entrer dans des boîtes. Les borrélies peuvent perturber l’ensemble de l’organisme sans que personne ne les incrimine...

"Et ces derniers mettent le médecin dans une situation difficile : s’il se conforme aux recommandations scientifiques, alors la corrélation entre les symptômes de ce patient et l’existence d’une borréliose doit être refusée. Car, dans le cas où aucune présence d’anticorps dans le LCR ou aucune variation des limites normatives ou élévation du nombre cellulaire n’a pu être mise en évidence, il n’y a pas de neuroborréliose d’après les directives scientifiques." Si le patient, n’a pas remarqué la piqûre de tique effective, celle-ci manquera dans l’anamnèse et ainsi la causalité en sera le plus souvent réfutée. Si, en supplément des symptômes décrits plus haut, il n’existe aucune attaque d’ordre neurologique, les directives stipulent qu’une neuroborréliose est à exclure.

Le Dr Lorenz en appelle à la prise de conscience de ses confrères: "que les symptômes psychiatriques et également la symptomatologie chronique soient davantage pris au sérieux et reconnus dans leur mécanisme d’origine." Elle souhaite l’amplification de la recherche et enfin une prise en compte globale.

./.une borréliose tardive doit obligatoirement être soignée, mais également, il faut savoir qu’elle peut être soignée. Les problèmes qui surgissent ici, sont, d’une part la complexité; d’autre part l’intensité du coût d’une telle thérapie. Cela crée un travail interdisciplinaire. La problématique réside aussi dans les directives non homogènes ainsi que dans le manque d’études. Pour cette raison, le traitement d’une borréliose chronique, ne peut être qu’un traitement dans son intégralité. Celui-ci, devrait comprendre non seulement les antibiotiques, mais également le renforcement du système immunitaire, la gestion du stress, l’exercice physique modéré, le cas échéant une gymnastique spécifique et appropriée, une désintoxication conséquente des neurotoxines, une modification de l’alimentation en faveur d’aliments basiques et une désacidification conséquente. Suivant les circonstances, si besoin est, la mise en place d’une psychothérapie ambulatoire ou hospitalière avec appui de médicaments anti-douleurs, est utile.

Le Dr Lorenz conclut :

./. La borréliose rend psychiquement malade. Je souhaite un peu plus d’imagination dans les diagnostics de la part de mes confrères, plus d’échanges entre nous, une meilleure coopération, plus de données statistiques concernant les patients et une obligation de déclaration pour cette infection. Pour les patients, cela ne signifierait pas pour autant la guérison, mais ces malades seraient au minimum délivrés de cette stigmatisation, qui les classe purement malades psychosomatiques.

Bon nombre de neuro-psychiatres peuvent en prendre de la graine qui depuis des années ne font aucun rapport entre les divers troubles psychiatriques possibles chez un patient et la Borrelia qui les mine. Combien de temps perdu pour ces malades, combien de douleurs et d’incompréhension ?
Quand se dessillera la vue des "spécialistes" et autres "experts" ?
Pour l’heure la diffusion de ce document auprès de contacts avisés semble s’imposer.

Note

[1] Ce que développe le Dr Hopf-Seidel dans sa brochure

Rédaction RBLF

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