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RÉSEAU sur la Borréliose de Lyme en France, ses Co-Infections et les Maladies vectorielles à Tiques Construction collaborative d'une information critique contre le déni

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NorVect à l'assaut de la Norvège ! Pas facile...

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La Norvège c’est bien haut sur la carte mais cela n’empêche pas les tiques d’y grimper. Qui refuse donc d’y parler de pandémie et du problème de Lyme & Co?

Norvect s’attaque aux tiques. Recherche - Dialogue - Partage: c’est le Réseau nordique pour les maladies à transmission vectorielle créé par des malades se donnant pour mission de construire une information et des événements et faire partager ses connaissances auprès d’autres malades.

En organisant une Conférence Internationale sur les MVT les 26 et 27 mai à Oslo, le Réseau NorVect ne pensait pas que sa lutte contre la maladie allait ouvrir aussi vite sur un autre combat, celui-là contre tout un système. Il montre pourtant une belle volonté de coopération, de dialogue, comme il le signifie sur son site :

Le domaine des maladies à transmission vectorielle présente encore de nombreux mystères non résolus. Il regroupe des maladies complexes et diverses disciplines. L’un des objectifs de NorVect est de construire et de partager la recherche internationale la plus récente sur les maladies à transmission vectorielle dans nos pays. Notre souhait est que les autorités et les communautés logo_NorVect.pngmédicales expriment leur ouverture, leur curiosité, la participation et la volonté de favoriser la création de connaissances à l’échelle nationale et internationale. Une partie essentielle de la création de connaissances est d’œuvrer pour le dialogue et la coopération. Le partage des connaissances entre les disciplines médicales, les communautés médicales et les frontières peut être la base pour avancer, développer de nouvelles connaissances et initier de futures coopérations potentielles. En étant une organisation, uniquement géré par les patients, un de nos objectifs est aussi de se concentrer sur ses besoins. L’entraide entre patients souffrant de maladies à transmission vectorielle a été insuffisamment abordée au cours des dernières décennies, et nous croyons que l’accroissement des connaissances et de la sensibilisation sur la façon dont les diverses maladies à transmission vectorielle affectent les patients, conduira finalement à ce que les patients soient entendus, reconnus et aidés.

En débutant son existence par une conférence internationale sur la borréliose en Norvège, NorVect frappe fort : il réunit une grande partie des sommités du Lyme ! Pas moins.[1] On y rencontrera les médecins les plus engagés dans cette bataille contre le déni, tels les Pr. Perronne ou le Dr Horowitz que les Français ont pu entendre notamment dans le documentaire de Chantal Perrin passé sur France 5 le 20 mai dernier (La maladie de Lyme : Quand les tiques attaquent !), aux côtés d’autres spécialistes d’envergure: Alan McDonald, Eva Sapi etc.

Ce rassemblement des meilleurs spécialistes dérange. Organisé par une femme énergique (et néanmoins malade), Siw Hanson, et par les petites associations norvégiennes, le maintien de cet événement nordique n’a pas été facile, les fonds leur ayant été coupés sans raison !
Initialement NorVect a pour vocation de s’appuyer sur les autorités norvégiennes pour collaborer à une meilleure information. Ainsi le Ministère de la Santé a-t-il été tout naturellement le partenaire officiel lors de la préparation du projet, accordant de fait une subvention pour l’événement. Mais étrangement, quelque temps après, il annoncera le retrait de son partenariat, tout assurant que le budget sera conservé. NorVect en prend acte. Mais, dernier rebondissement quelques jours plus tard: le Ministère reviendra sur ses engagements et décidera finalement de retirer sa contribution financière ! ...???
Ce retrait d’argent conduisait à une censure déguisée. Qu’y a-t-il là dessous ? Qui refuse donc de parler de pandémie (jusqu’en Norvège) et du problème de Lyme & Co?
Doit-on s’étonner…? Car il apparaît que L’IDSA est très bien implantée dans le milieu décisionnaire médical en Norvège... Au point qu’on ne puisse pas se soigner sur place mais qu’il faille se déplacer jusqu’en Allemagne... Au point que le laboratoire de BioSciences de l’Université d’Oslo du Dr Morten Laane, biologiste spécialiste de la microscopie sur fond noir[2], qui a repris les travaux de Brorson & Brorson et de McDonald sur les formes kystiques des Borrelia[3], soit… menacé de fermeture et ... finalement fermé en juin 2014 ![4] Eh oui, la Norvège aussi paraît se heurter aux puissances du déni.

A grand peine, les associations de malades ont dû prendre le relais pour trouver des financements de dernières minutes pour cette conférence tant attendue.
La situation à Oslo n’est pas enviable à la nôtre. On souhaite à ces courageux NorVect de résister.

Notes

[1] Voir notre agenda et consulter les présentations des interventions dans le programme en pièce jointe.

[2] Sur la microscopie à fond noir pour une détection des spirochètes des Borrelia se reporter à l’étude de Morten M. Laane et Ivar Mysterud: "A simple method for the detection of live Borrelia spirochetes in human blood using classical microscopy techniques", Carl Morten Motzfeldt Laane, Biological and Biomedical Reports, 01/2013; 3(1):15-28 (cf. en ligne sur The Research Gate ou en téléchargement sur docs.Google en anglais). Lire également un entretien avec le biologiste dans la revue de l’Université d’Oslo, Apollon (mai 2013, anglais).

[3] Brorson O. et Brorson S. « A rapid method for generating cystic forms of Borrelia burgdorferi, and their reversal to mobile spirochetes » APMIS, 1998;106(12):1131-1141, et MacDonald AB. « Concurrent neocortical borreliosis and Alzheimer’s disease : démonstration of a spirochetal cyst forme » Annals of the New York Academy of Sciences, 1988;539:468-470.

[4] Cf. le journal DagBladet du 15 mai 2014: De to biologene hadde utviklet en metode de mente kunne brukes for å oppdage kronisk borreliose i blodet til pasienter, via mikroskopi. (Les deux biologistes ont mis au point un procédé tel que leur avis pourrait être utilisé pour détecter la maladie de Lyme chronique dans le sang des patients, par microscopie.) En mars, le Conseil norvégien de la Santé stoppait les recherches des deux biologistes retraités et freelance pour violation de la loi sur la Santé et demandait la destruction de leur matériel (incluant documentation, échantillons de sang, etc). Cf. le DagBladet du 11/03/14. Aujourd’hui, la santé publique lancerait un partenariat avec eux...

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