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RÉSEAU sur la Borréliose de Lyme en France, ses Co-Infections et les Maladies vectorielles à Tiques Construction collaborative d'une information critique contre le déni

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Non à la chasse aux médecins!

Pourquoi une pétition pour soutenir les médecins qui soignent la Borréliose de Lyme ?

logo_CPAM.jpgEn France, où les économies sur la Santé sont devenues une des lignes directrices des Pouvoirs Publics, ces médecins sont l’objet de poursuites de la part de la Caisse Primaire de Sécurité Sociale de leur département d’exercice, scandale que le RBLF avait déjà dénoncé en juin 2014.[1]

Scandale que dénonce encore aujourd’hui le Dr Cornette de St-Cyr qui nous seconde dans ce texte pour y voir plus clair.
Sont en cause quatre instances aux torts partagés, les CPAM, le Conseil de l’Ordre des Médecins, le H.C.S.P. (Haut Conseil de Santé Publique), la H.A.S. (Haute Autorité de Santé ). Explications.

La CPAM (la Caisse primaire d’Assurance Maladie) poursuit devant le Conseil de l’Ordre, souvent sur dénonciation (de pharmaciens, par exemple, ou de confrères), les médecins qui, montrés comme des charlatans, sont condamnés à l’interdiction temporaire d’exercer avec menace d’être rayés définitivement de la profession.
Me_dicaments.jpgDe plus, elle exige que les médecins poursuivis lui remboursent les dépenses de prestations d’assurance maladie qu’elle a effectuées auprès des patients qu’ils ont traités pour une Borréliose de Lyme, au prétexte qu’ils ont dépassé les prescriptions d’antibiotiques actuellement admises.
Est en cause l’absence de relation des caisses (et du contrôle médical) avec la réalité des malades et la réalité de l’activité des médecins subissant cette situation depuis des années. Le Dr Cornette de St-Cyr accuse un flagrant défaut d’attention tandis que les articles scientifiques exposent la pandémie mondiale de Lyme et que fusent dans les médias les articles dénonçant le retard médical en France !
Les instances médicales de la Sécurité Sociale ne devraient-elles pas au premier chef, viser l’intérêt des malades dont les témoignages prouvent que leur errance médicale ainsi que l’application mécanique des recommandations obsolètes préconisées par la Conférence de Consensus de 2006 sont beaucoup plus coûteuses qu’un bon diagnostic -fût-il seulement clinique- suivi d’un traitement adapté ?
Comment être aveugle comme le dit le Dr Cornette de St-Cyr, à cette situation scandaleuse de malades allant d’un spécialiste à l’autre pendant dix ans pour la majorité d’entre eux et la "renaissance" de tous ceux qui retrouvent, avec la révélation et le traitement de leur infection, une "libération" après des soins lourds et coûteux ainsi qu’une nouvelle capacité de reprise de travail ?

L’Ordre des médecins, organisme de droit privé ayant des missions de service public doit, selon la loi, veiller au maintien des Molie_re_le_Me_decin_malgre__lui.jpgprincipes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine. Il est garant de la qualité des soins offerts à la population(sic).[2] Le problème est bien que l’Ordre ne va pas dans le sens des médecins soignant la borréliose de Lyme et se positionne en complète contradiction avec sa propre définition d’"interlocuteur privilégié des patients"...
Selon le Dr Cornette de St-Cyr, pour les malades chroniques, l’art du médecin pratiquant sur l’échec des recommandations standardisées doit être respecté et étudié dans ses effets auprès des patients. Les patients sont les premiers représentants des solutions émergentes, il est inadmissible que l’Ordre n’en tienne pas compte et se permette de les rejeter au motif que les traitements, les résultats, les témoignages des patients, ne sont pas de nature à donner aux thérapeutiques en cause une valeur scientifique ni à justifier la pratique’’ de ces médecins, formule que l’on retrouve souvent dans les condamnations.
"Médecine selon les preuves", on retrouve ici la maxime irréfragable de la science médicale et la soumission quasi fanatique au Consensus. Est-ce bien sérieux ?

Le H.C.S.P. (Haut Conseil de Santé Publique) de son côté porte selon le Dr Cornette de St-Cyr, la lourde responsabilité d’avoir reconnu et déclaré invalide le test Elisa mais sans faire suivre cette expertise d’actes.
Le H.C.S.P. a pourtant pour mission de "contribuer à la définition des objectifs pluriannuels de santé publique" ainsi que "d’évaluer la réalisation des objectifs nationaux de santé publique et contribuer au suivi annuel."[3] Le 14 décembre 2014 après deux années de travaux, il a fait paraître son rapport.[4] Selon le Dr Cornette il y aurait dû avoir dès ce moment un déclenchement de l’alerte générale dans les hôpitaux et dans tout le monde médical afin d’empêcher de continuer d’utiliser ces tests pourtant invalides et préjudiciables à la santé des personnes atteintes.
Que signifie une expertise si elle n’est pas prise en compte par les pouvoirs publics ? Pourquoi le H.C.S.P. n’est-il pas écouté, suivi ? Que signifie l’inertie publique ? Le 24 juin, les associations ont été reçues au ministère pour écouter le plan d’actions de la ministre de la Santé concernant la Borréliose de Lyme, suite à la publication du rapport. Elles en ont donné des comptes rendus.[5] Des promesses ont été faites qui laissent beaucoup de questions en suspens, et notamment les actions à l’encontre des médecins accusés...[6]
Ceux-ci attendent une intervention auprès des instances disciplinaires notamment des ordres médicaux et un moratoire qui suspende toutes les poursuites contre ceux qui sont engagés dans la lutte contre le fléau de la borréliose de Lyme.

La H.A.S., Haute Autorité de Santé chapeautant la Sécurité Sociale, qui a pour mission de formuler les recommandations sur les critères ou les actes médicaux[7], au vu du rapport du 14 décembre 2014 remis par le H.C.S.P., n’a pas immédiatement mené une grande campagne d’information auprès des médecins sur l’inefficacité du test Elisa et préconisé un test plus efficace, comme il en existe dans le domaine de santé animale, notamment pour les animaux de rapport, des tests validés depuis 20 ans par les vétérinaires. dit le Dr Cornette. Comment accepter cette position ? Le Ministère n’en dit rien.
Selon le Dr Cornette toutes les victimes de cette grave insuffisance devraient être invitées à recourir à ces PCR. [8]
Pourquoi la H.A.S. ne s’acquitte-t-elle pas de cette tâche auprès du corps médical et des organismes de santé publique ? Qu’est-ce qui empêche qu’elle fasse les recommandations urgentes de sécurité sanitaire ? La population et les malades attendent depuis un temps infini sans comprendre et sans aucune explication.

logo_Minist_Sante.pngDans cette chasse aux médecins, n’est-ce pas à la Ministre de la Santé d’entendre et suivre les experts, et d’exercer son autorité de tutelle sur la Sécurité Sociale qui pratique un contrôle inconséquent de l’activité bénéfique de médecins, au seul titre qu’il sont hors normes ?
Et comment ne le seraient-ils pas dans des pathologies où ces normes sont à contre sens des besoins de plus en plus nombreux des malades chroniques, aux systèmes immunitaires des plus variés et à ses expressions singulières, échappant aux classements normalisés et dont la guérison dépend d’une prise en charge globale et personnalisée ? Sans compter que cette prise en charge ne figure pas dans les structures de soins actuelles et qu’elle n’est assurée finalement que par ces médecins stigmatisés par les caisses.
Ce serait l’occasion de faire appliquer une recommandation oubliée: celle de la prise en charge globale avec stratégie non généralisée. Ce thème faisait déjà partie du discours d’introduction par Simone Weil du colloque international "Cancer, Sida et société" réunissant à Paris 32 pays participants en 1992 nous détaille le Dr Cornette de St-Cyr.
N’est-ce donc pas à la Ministre de la Santé de montrer son pouvoir et d’exercer enfin sa tutelle ? Selon Mme Weber, Directrice Générale Adjointe au Ministère de la Santé, la DGS n’aurait aucun moyen d’interférer avec les décisions des Caisses d’assurance maladie. Une sorte de cercle vicieux. Mais elle promet aux associations un courrier à la Direction de la Sécurité Sociale...[9]

En France, les malades resteront-ils encore longtemps les otages d’un dysfonctionnement désastreux du système de santé dont ils ne sont pas responsables?
Ne sont-ils pas en droit de devenir les accusateurs d’un tel système qui les nie, car de protecteur qu’il devrait être, parce qu’il a été créé pour cela et qu’il fonctionne grâce aux cotisations sociales et aux fonds publics alimentés par leurs impôts, est devenu le persécuteur des médecins qui les soignent?

logo_change.org.pngSTOP au harcèlement des médecins.
Le procès de cette incurie viendra après avoir évalué son coût humain et financier déplore le Dr Cornette de St-Cyr.

Pour que cessent ces persécutions les Associations unanimes appellent les malades et tous ceux qui se sentent concernés à soutenir ces trop rares médecins qui, fidèles au Serment d’Hippocrate, n’hésitent pas à soigner les malades en leur âme et conscience.
Elles appuient leur combat légitime en regard des actes illégitimes de la Sécurité Sociale dans un système qui produit des milliers de victimes.

Notes

[1] Dans l’article : « Qu’on leur coupe la tête!... »

[2] Sur leur site : ’’Il œuvre, au quotidien, pour préserver la qualité et la singularité de la relation médecin-patient qui est l’un des éléments fondateurs de notre système de santé." Cf. Conseil de l’Ordre

[3] Cf. sur son site la mission du H.C.S.P..

[4] Cf. article et liens sur le RBLF

[5] Réunion auprès de la Direction Générale de la Santé, 24 juin 2015 avec les associations de malades (Lyme Sans Frontières, France Lyme, Lympact) reçues par Mmes Françoise Weber, Directrice Générale Adjointe, et Bernadette Worms, chef du Bureau des maladies infectieuses, des risques infectieux émergents et de la politique vaccinale. Mme Chaynesse Khirouni, députée de Meurthe et Moselle, les accompagnait. Lire les comptes rendus des associations: de France Lyme et de Lyme sans Frontières.

[6] Lire notre article : "Le plan d’actions 2015 du Ministère de la Santé.

[7] Cf. missions de la H.A.S sur son site. C’est une Agence indépendante crée en 2004 sous la présidence Sarkozy, composée d’un collège de huit membres nommés par le Pdt de la République (2), le Sénat (2), l’Assemblée Nationale (2), le Conseil économique et social (2). C’est donc une agence hautement politique qui chapeaute la Sécurité sociale et tout le système de santé.

[8] La réaction en chaîne par polymérase (PCR = Polymerase Chain Reaction) est une méthode de biologie moléculaire d’augmentation génique in vitro, qui sert à copier en grand nombre une séquence d’ADN ou d’ARN connue. Cette technique permet entre autres de détecter la présence du virus VIH ou de mesurer la charge virale des OGM, des virus des hépatites B, C et D. Cf. ADN.Wikibis

[9] Réunion au ministère le 24 juin 2015 pour la présentation de son plan d’actions sur la borréliose de Lyme. Lire le compte rendu de Lyme sans Frontières.

Rédaction RBLF

Rédacteur: Rédaction RBLF

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