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RÉSEAU sur la Borréliose de Lyme en France, ses Co-Infections et les Maladies vectorielles à Tiques Construction collaborative d'une information critique contre le déni

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Le procès capital de la maladie de Lyme

Le 23 septembre 2014 se déroulera enfin la dernière scène d’un procès aux multiples renvois qui marquera à n’en pas douter l’histoire de la borréliose de Lyme dans notre pays.

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C’est devant le TGI de Strasbourg que tous les malades et leurs soutiens sont attendus pour la conclusion de ce procès capital.

Son issue nous promet-elle d’éliminer le déni d’un coup de marteau ?
Des décennies d’aveuglement s’effaceront-elles en une séance ?
Une partie campe sur des positions qui paraissent immuables. Mais les dés sont jetés.


Depuis deux ans le procès avec ses nombreux reports a dépassé de très loin la simple accusation de compagnonnage entre le pharmacien Bernard Christophe et la biologiste Viviane Schaller; l’un pour fabrication et vente d’un traitement alternatif d’HE[1], le Tictox (vrai-faux « médicament » dangereux et hors AMM selon l’accusation), l’autre procédant à des sérologies efficaces et révélatrices (mais « faux positifs » selon ses accusateurs)[2].

Il ne s’agit plus d’eux, loin de là ! En effet la demande de la Cour de Justice en septembre 2012 d’un supplément d’informations sur l’état des lieux de la maladie en France a définitivement fait basculer le procès vers un débat d’ordre scientifique révélant la complexité d’une affaire dans laquelle une chaîne de responsabilités est soudain mise sur le banc. C’est ce rapport - "État des connaissances sur l’épidémiologie, le diagnostic et le traitement de la borréliose de Lyme" - qui est tant attendu aujourd’hui dans la conclusion du procès, rapport réalisé par divers experts, spécialistes, médecins engagés, sous la responsabilité du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) dont le président est le Professeur Perronne. Mais on ne saurait préjuger d’un "Happy End" tant les puissants qui dénient la réalité de la pathologie sont influents...

Cependant cette enquête nationale officielle est sensée, au moins dans ses objectifs initiaux, poser la réalité d’un problème de santé publique, celui que soulevait à l’origine Bernard Christophe en déposant sa plainte en novembre 2011 auprès du Procureur de la République pour "Non assistance à personne en danger", contre des experts infectiologues[3], Bio-Mérieux[4], l’AFFSAPS[5], l’Ordre des médecins[6]. Depuis il a fallu 3 ans pour que la machine judiciaire s’interroge sur la borréliose (Voir notre Time-Line).

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C’est pourquoi un tel procès en France est un événement d’une importance capitale.
 On comprend qu’il ne concerne plus ni M. Christophe, ni Mme Schaller, ni Strasbourg ou l’Alsace. Il est devenu celui de l’ensemble des malades et celui de la maladie, de son diagnostic et de son traitement en France. Quoi qu’il advienne désormais, quand bien même la situation médicale en France ne serait pas dénoncée, il y aura un avant et un après.

Le 23 septembre au TGI, c’est l’ensemble des malades et leurs représentants qui demanderont sur les marches du Tribunal que justice soit rendue.

Toutes les associations confondues, françaises et étrangères, tous les groupes et collectifs, sont invités à appeler à une mobilisation massive devant le TGI dès 8H00 du matin, 1 quai Finkmat à Strasbourg, à en informer leurs membres, à diffuser dans leurs réseaux. Pour réclamer justice face au déni, aux souffrances, aux rejets et humiliations subis depuis tant d’années.
Le 23 septembre les malades pèseront dans la balance en montrant qu’ils ne sont pas une quantité "rare" et négligeable, ou virtuelle...

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Une pétition de soutien aux accusés du TGI Pe_tition_Soutien_Proces2309.pngde Strasbourg est en cours.
La Rédaction du RBLF vous invite à la signer rapidement et la diffuser autour de vous. Merci d’avance.

Notes

[1] HE :Huiles Essentielles. On se reportera à l’article sur le Tictox, complexe d’HE créé par le pharmacien herboriste Bernard Christophe accusé dans ce procès.

[2] Lire notre article Le Laboratoire Schaller fermé et les WB terminés

[3] Experts qui ont été vus à la barre, accusateurs principaux de B. Christophe et V. Schaller, notamment le Pr. D. Christmann, chef du service Maladies infectieuses et tropicales du CHU de Strasbourg, le Pr. B. Jaulhac, CNR Borrelia, responsable du Laboratoire de bactériologie du CHRU de Strasbourg.

[4] BioMérieux, leader mondial de la microbiologie, fabricant des tests Elisa de détection d’anticorps, moins performants que les tests plus récents VIDAS D-dimères bioMérieux qui sont une méthode ELISA quantitative rapide de mesure des D-dimères. Cf. Clinical Chemistry

[5] AFFSAPS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

[6] Lire notre article "Qu’on leur coupe la tête"

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